Petit précis de gestion des images dans un document

L'image en mode vectoriel (raster)

Principe

L’autre de manière de coder une image est d’utiliser des vecteurs pour décrire ses différents éléments. Ceci est la meilleure façon, en termes de qualité et de poids de fichier, pour enregistrer un schéma ou une courbe. Comme les courbes et formes sont décrites non plus par des points mais par des vecteurs, on peut zoomer sans fin sur les moindres détails (essayez dans votre lecteur PDF !), il n’y a pas d’effet d’escalier. L’image est nette quelle que soit l’échelle.

Une image en SVG, un format vectoriel visible dans la plupart des navigateurs web (By Yug, [CC BY-SA 2.5], via Wikimedia Commons). Vous pouvez zoomer dans votre navigateur, les courbes et dégradés s’afficheront toujours de manière lisse.

Cette technique est donc très utile pour décrire des schémas, des courbes, mais ne convient pas à des photographies. Même si des techniques de vectorisation de photos existent, les résultats ne peuvent pas être qualitativement intéressants sur des photos complexes, à moins d’y consacrer un volume de données important.

Format de fichiers en mode vectoriel

Les fichiers de type vectoriels sont plus légers que les images en mode points, puisqu’ils stockent des vecteurs au lieu de matrices de points (sauf photo, comme évoqué ci-dessus). Tous les logiciels de dessin vectoriel (Inkscape, LibreOffice Draw, Autocad…) disposent de leur propre format. Mais les plus intéressant sont des formats génériques, compatibles avec la plupart des applications. Citons entre autres :

  • Sous Windows, les formats .WMF (Windows Metafile), et .EMF (Enhanced Metafile). Vous pouvez facilement coller un schéma sous ce format en utilisant dans la plupart des applications la fonction collage spécial/coller en tant que EMF ou WMF, ou bien en utilisant la fonction exporter (ou enregistrer sous…) depuis le logiciel sous lequel a été créé le dessin ou la courbe. Par contre ces formats ne sont pas toujours bien acceptés par des logiciels non-Windows.

Les différentes options de collage d’une image, dans une application MS Office. Utilisation ici du format EMF sous windows.

  • Le format SVG (Scalable Vector Graphic) est devenu un standard, et est aussi utilisé sur le web (cf image plus haut). Mais les applications Microsoft ne les gèrent pas (encore ?) correctement. Inkscape et LibreOffice le font par contre très bien sur toutes les plateformes.
  • Le format PostScript (.PS) et surtout .EPS (encapsulated postscript), qui vient du monde de l’édition, mais qui est peu à peu supplanté par le PDF.
  • Le format PDF (Adobe Acrobat : Portable Document Format) peut gérer directement les fichiers vectoriels. Il s’agit cependant d’un format mixte, pouvant contenir différentes choses à la fois : images vectoriels, images bitmap, texte, sur différentes couches. Plus pratique et plus universel que le postscript, vous pouvez dans la plupart des cas l’apporter directement chez un imprimeur professionnel. La plupart des logiciels permettent d’inclure une image au format PDF dans un document (mais là encore MS Office fait exception).
    La majorité des logiciels, même MS Office, gère l’enregistrement des documents au format PDF. Plusieurs logiciels permettent aussi d’ouvrir et de modifier un schéma enregistré sous ce format.

Nous pouvons aussi rajouter à cette liste les différents formats propres à chaque logiciel. Mais à l’instar des images en mode points, il vaut mieux insérer un schéma dans un format standard, pour maximiser la compatibilité.

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