Scanner les Kodachromes

Continuons sur l’archivage numérique des diapos, et plus particulièrement des Kodachromes, avec le scanner Reflecta DigitDia 5000.

Dans les archives photographiques familiales se trouvent beaucoup de diapositives Kodachrome. Ce type de diapo est particulier : contrairement aux films positifs classiques, la structure d’une Kodachrome la rapproche d’un film argentique noir et blanc. Cela peut poser des problèmes de fidélité des couleurs lors du scan, ainsi qu’une incompatibilité avec certaines fonctions de dépoussiérage automatique.

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Scanner et archiver des diapos avec le reflecta DigitDia 5000

Un ami (précieux !) m’a récemment prêté un scanner de diapo reflecta DigitDia 5000. Il présente l’énorme avantage de pouvoir travailler avec des paniers de diapos, et donc de pouvoir numériser à la chaîne une collection importante, dans un but d’archivage. C’est donc l’occasion ici de livrer quelques commentaires sur ce scanner et les résultats qu’il donne.

Disposition générales

L’appareil se présente comme un projecteur de diapo, avec son bras, sa glissière à panier, mais sans objectif en sortie bien sûr. Attention à la prise des diapos : le déplacement par à-coup du panier fait osciller les diapos, et une fois sur deux le bras passe-diapo rate le coche. J’ai trouvé comme solution d’incliner globalement tout le projecteur, pour que les diapos penchent toutes dans le même sens. Le bras n’hésite alors plus sur la diapo à prendre (pour info : surélever la partie amont du panier du projecteur de 3 cm environ.)

scanner reflecta DigitDia 5000. Il est ici surélevé sur la gauche pour faciliter la prise des diapos.

Appareil ouvert, voici à quoi ressemble le pre-scan d’une diapo, pour l’analyse de l’exposition automatique. Le vrai scan est plus lent (2 min) et fait plus de bruit.

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Photographier des diapos

Aujourd’hui la très bonne tenue des appareils numériques permet d’envisager d’utiliser un reflex pour numériser des diapos et des négatifs, par prise de vue directe. Une fois l’appareil et un objectif macro en possession, il ne manque plus qu’un système permettant de disposer correctement la diapo. Il est effectivement assez difficile de s’assurer du placement de la diapo dans un plan parfaitement parallèle à celui du capteur, à moins de disposer d’un banc de reproduction dédié, genre statif, ou d’un pied photo suffisamment modulable. Dans le cas contraire on peut obtenir des effets de bascule assez artistiques (?!) mais peu souhaitables dans une optique de numérisation pour archivage.

Voici donc quelques comparaisons entre ce que peut donner un scanner diapo de bon aloi (Nikon Coolscan IV), et la combinaison d’un objectif macro et d’une bague « reprodia » (AF Micro Nikkor 60 mm f/2.8 + Nikon ES1).

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Entre-Deux-Guiers (mais sans scanner)

Ou : de la numérisation de diapositive à l’aide d’un objectif macro, mais sans système fiable permettant d’assurer un parfait parallélisme entre le plan de la diapo et celui du capteur de l’appareil.

Dans ces conditions de prises de vue à la va-vite, le problème de focalisation devient très vite pénalisant sur les bords, vue la très faible profondeur de champ en macro lorsque l’on est au rapport 1:1. Il en résulte de belles zones floutées (voir l’image en grand), qui donnent un effet de bascule, pas forcément désagréable d’ailleurs ! Mais rédhibitoire vis-à-vis d’une volonté de numérisation pour archivage… La prochaine fois je ferai mieux avec un pied !

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Photographie à bascule

Victime de la mode, j’ai fait l’acquisition il y a quelque temps d’un objectif à bascule en monture nikon, un Arax 80 mm /2,8. Il s’agit d’un objectif ukrainien moyen format (MC ARSAT 2.8/80mm), avec donc une couverture de champ large, permettant le montage sur une platine à bascule et décentrement (en anglais tilt-shift), tout en couvrant le format 24×36 mm.

Pourquoi ?

L’intérêt originel (?) des mouvements de décentrement des objectifs était le contrôle des perspectives et lignes de fuite, par exemple dans le cas de la photographie d’architecture. Pour les mouvements de bascule de l’axe optique, l’intérêt est de contrôler le plan de netteté de l’image, qui ne se limite alors plus à un plan parallèle au capteur (ou au film). Il est possible alors d’augmenter la profondeur de champ sans devoir trop fermer le diaphragme. Mais surtout, le plan de netteté peut prendre des directions quelconque, et l’effet de netteté peut ainsi s’étaler sur différents plans. Ainsi sur la photo suivante, le plan de netteté descend en pente douce du 1er plan à l’arrière plan dans le tunnel. La zone intermédiaire est flou, puisque pas dans le plan de netteté. Difficilement réalisable de manière numérique sans de longues retouches, cet effet d’étagement des plans peut être intéressant.

Tunnel by erwannf
Tunnel, a photo by erwannf on Flickr.
Place Sathonay by erwannf
Place Sathonay, a photo by erwannf on Flickr.

Sur la photo ci-dessus, le plan de netteté est presque perpendiculaire au plan de l’image. Les bords sont en conséquence flous ; cet effet est le plus facilement réalisable de manière purement numérique.
De nombreux exemples sont visibles (sur flickr par ex.). Une des applications très en vogue est celui de l’effet maquette, créé par l’étagement des plans de netteté donnant l’illusion d’une très faible profondeur de champ. Imaginez-vous l’œil au raz d’une maquette : la profondeur de champ de la vision humaine reste assez limité à faible distance de vue.

Comment ?!

Revenons à l’objectif Arax lui-même. Plutôt costaud, tout en métal, lourd dans la main : du solide ! L’engouement récent pour les effets « maquette » a entraîné une hausse des prix, mais cela reste une optique beaucoup plus abordable que les optiques Nikon dédiées, ou même que les récents Tamron.

Arax TS 80 mm f/2.8Coté mouvement, tout est là : bascule jusqu’à 8°, décentrement de +/- 11mm et rotation complète de l’objectif si le boitier le permet (sur le nikon D700 oui, sur les reflex DX il est possible que le mouvement soit gêné par le dégagement du flash intégré).

Bien évidemment, pas d’automatisme ni d’autofocus avec cet objectif : on travaille en manuel, et on règle l’ouverture grâce à la bague dédiée sur l’objectif. Attention au fait que l’exposition est très dépendante de l’orientation de l’objectif ! Mais l’avantage du numérique est de pouvoir contrôler tout de suite l’exposition. Je l’utilise concrètement en manuel, en réglant la vitesse et en jouant manuellement sur la bague de diaph. Ne pas hésiter donc à corriger de +/- 2 l’exposition annoncée, selon l’orientation de la lentille frontale. Mon but est en général de faire un effet de style, et pas une correction de perspective. Surtout, bien prendre le temps de tester différentes configuration pour la même photo !

Il ne faut pas s’attendre à des miracles de piqué, mais le principal problème de ce caillou est sa sensibilité au flare. A pleine ouverture, pas de problème, mais dès que l’on ferme au delà de f/8, une tâche lumineuse apparait au centre. L’usage du pare soleil n’améliore pas beaucoup les choses, je suspecte une réflectivité importante des lames du diaphragme. Mais c’est vrai qu’on cherchera souvent à limiter la profondeur de champ du point de vue du diaph, et donc à ouvrir.

flare_araxC’est donc un objectif très plaisant, qui n’atteint certes pas les sommets de l’optique, mais avec un rendu intéressant et ludique. Mes photos utilisant cet objectif sont par là.

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