Scanner et archiver des diapos avec le reflecta DigitDia 5000

Un ami (précieux !) m’a récemment prêté un scanner de diapo reflecta DigitDia 5000. Il présente l’énorme avantage de pouvoir travailler avec des paniers de diapos, et donc de pouvoir numériser à la chaîne une collection importante, dans un but d’archivage. C’est donc l’occasion ici de livrer quelques commentaires sur ce scanner et les résultats qu’il donne.

Disposition générales

L’appareil se présente comme un projecteur de diapo, avec son bras, sa glissière à panier, mais sans objectif en sortie bien sûr. Attention à la prise des diapos : le déplacement par à-coup du panier fait osciller les diapos, et une fois sur deux le bras passe-diapo rate le coche. J’ai trouvé comme solution d’incliner globalement tout le projecteur, pour que les diapos penchent toutes dans le même sens. Le bras n’hésite alors plus sur la diapo à prendre (pour info : surélever la partie amont du panier du projecteur de 3 cm environ.)

scanner reflecta DigitDia 5000. Il est ici surélevé sur la gauche pour faciliter la prise des diapos.

Appareil ouvert, voici à quoi ressemble le pre-scan d’une diapo, pour l’analyse de l’exposition automatique. Le vrai scan est plus lent (2 min) et fait plus de bruit.

Vitesse

L’appareil est relativement lent : à la pleine résolution (3600 DPI), avec le mode ICE (dépoussiérage), il faut compter 3 minutes par diapo. Mais ce n’est finalement pas rédhibitoire, puisqu’il travaille tout seul ! Il faut donc compter sur 2h30 de scan pour un panier de 50 diapos. Mieux vaut par contre disposer d’une pièce séparée, car si Nestor travaille tout seul, il est quand même assez bruyant…

Notons que l’appareil adapte la vitesse de scan à la densité de la diapositive. Une diapo très sombre, voire sous-exposée, nécessitera un temps de pose plus long au fil du balayage. Cela peut ainsi conduire à des temps de scan d’une dizaine de minutes, pour les cas les plus défavorables. En contre-partie on peut espérer récupérer une peu de matière pour des diapos sous-exposées au départ — même s’il ne faut pas attendre des miracles…

Résolution du scan

La résolution native de l’appareil est donnée pour 3600 DPI, ce qui génère des scans de diapos d’environ 15 MPixels. Très raisonnable donc pour des retirages et agrandissements.

On peut être tenté de réduire la résolution pour gagner un peu en temps de scan (et de la place disque ?). Mais lorsqu’on la réduit on constate une apparition de créneaux assez désagréable. Sur les images ci-dessous, (extraites en taille réelle à 100 %) on voit des effets d’escalier apparaître sur les contours de la tôle ondulée, dans les résolutions 2400 et 3000 DPI.

2400 DPI

2400 DPI. Cliquez pour zoomer et voir les effets d’escalier sur la tôle ondulée. 2400 dpi est pourtant affichée comme une résolution « native »

3000 DPI

à 3000 DPI, même chose, en plus marqué. Là il s’agit d’une résolution « personnalisée ».

3600 DPI

3600 DPI : la résolution native maximale, pas de problème.

Ces effets semblent correspondre à une mauvaise interpolation de l’image faite en pleine résolution. Il vaut donc mieux privilégier la pleine résolution lors du scan, et ce d’autant plus que le gain en temps n’est pas vraiment appréciable. Notons quand même un rendu un peu mou par défaut en sortie, et qu’il est recommandé d’appliquer systématiquement une légère accentuation des images après scan.

Un logiciel sommaire !

Le logiciel standard, Cyberview X, possède des fonctions relativement limitées. Et c’est d’ailleurs le principal reproche que je ferai à ce scanner : le manque d’un logiciel digne de ce nom, avec en particulier une optimisation d’image automatique pour les traitement par lot, et un filtre de netteté. Paradoxalement, les possibilités sont limitées, mais la prise en main n’est pas vraiment simple. Autre point important : le logiciel ne prend pas en compte la gestion de la couleur et des profils colorimétriques : aucune information n’est disponible sur le sujet, et j’ai pu vérifier que les images en sortie n’ont pas de mention ICC dans leurs métadonnées.

… Mais tout de même, pour conclure, quel confort de le voir digérer en 2h30 50 diapos sans qu’on s’en occupe ! Moi qui ai environ 4000 diapos dans mes cartons, cela devrait l’occuper plusieurs semaines ! On peut il est vrai s’interroger sur la pertinence de tout archiver, mais c’est une autre histoire…

 

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